Circuit court ≠ Local : arrêtons de les confondre
Imaginez. Vous rentrez du marché, satisfait·e, sac plein de produits achetés directement au producteur. Vous avez bien fait, non ? Peut-être. Mais avez-vous pensé à demander d’où viennent ces tomates ? Elles pourraient bien avoir été cultivées à 1 500 km de chez vous.
Circuit court, local, bio : on parle de plus en plus souvent de ces notions, souvent dans la même phrase, souvent comme synonymes. C’est une erreur et elle n’est pas anodine. Derrière cette confusion, des habitudes d’achat qui ne soutiennent pas toujours ce qu’on croit soutenir.
Deux concepts, deux logiques
Le circuit court est avant tout une notion de distribution. Par définition officielle[1,2], il s’agit d’un mode de commercialisation dans lequel au maximum 1 intermédiaire intervient entre le producteur et le consommateur. Un agriculteur qui vend à la ferme, un artisan sur un marché, une livraison à domicile directe : voilà du circuit court. Mais rien dans cette définition ne dit quoi que ce soit sur la distance géographique entre le champ et votre assiette.
Le produit local, lui, parle de territoire. C’est un produit cultivé, élevé ou transformé près de chez vous. Mais ce produit peut très bien traverser plusieurs mains et plusieurs entrepôts avant d’arriver dans votre cuisine.
Et qu’en est-il en terme de kilomètres ? A partir de combien de kilomètres un produit est-il considéré comme local ? Malheureusement, il n’existe pas de définition officielle en terme de kilomètres pour « produit local » en Wallonie, ni dans la réglementation, ni dans les études scientifiques wallonnes. L’étude Apaq-W 2023 (que tu as déjà) montre que les consommateurs belges francophones associent « local » à un produit acheté à moins de 50 km du domicile (53 %), ou encore à un produit de saison (53 %). Ce sont des perceptions de consommateurs, pas une norme scientifique.
La question que l’on se pose est donc : L’absence de définition légale est elle-même un problème qui laisse la porte ouverte aux abus marketing ?
Circuit court
Peu d’intermédiaires entre producteur et consommateur (0 ou 1 maximum). L’origine géographique n’entre pas en compte. Un producteur étranger qui vend directement en ligne pratique du circuit court.
Produit local
Cultivé ou fabriqué près de chez vous. La chaîne de distribution n’entre pas en compte. Des légumes wallons vendus en grande surface restent des produits locaux.
Ce que disent les chiffres en Belgique francophone
L’Apaq-W a mené en 2023 une étude auprès de 1 500 Belges francophones pour mesurer leur perception de ces deux notions.[3] Les résultats sont éclairants :

La même étude montre que la perception du circuit court évolue : la distance « acceptable » s’est élargie depuis 2021, avec une augmentation significative de ceux qui acceptent jusqu’à 50 km, et une baisse de ceux qui la limitaient à 20 km.[3]
En parallèle, près d’un tiers des consommateurs définissent le circuit court par son caractère direct (sans intermédiaire), 14 % par la proximité géographique, et seulement 11 % par le critère officiel d’un intermédiaire maximum.
Un produit peut être vendu en circuit court depuis l’autre bout du monde. Un produit local peut avoir traversé 3 entrepôts avant d’arriver chez vous.
La confusion est aussi entretenue parce que, dans le meilleur des cas, les deux se rejoignent : un maraîcher de votre commune qui vend ses légumes sur le marché du village, c’est à la fois local et en circuit court.
Et le bio dans tout ça ?
Troisième notion souvent mélangée aux deux autres. Bonne nouvelle : les consommateurs belges francophones font encore la distinction.[3] Le bio désigne un mode de production (sans pesticides de synthèse, sans OGM, etc.). Il ne dit rien sur la distance parcourue ni sur le nombre d’intermédiaires. On peut tout à fait trouver des produits bio importés de loin, vendus en grande surface. Et inversement, un producteur local en circuit court peut ne pas être certifié bio.
En résumé : trois notions, trois critères différents, qui peuvent se combiner ou non.
Avantages réels du circuit court pour le producteur
Quand il est bien pratiqué, le circuit court offre des bénéfices concrets aux producteurs.[2] Il leur permet de mieux maîtriser leur prix de vente, d’obtenir une rémunération plus équitable par rapport à leurs efforts, et de bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leur travail. Le contact direct avec les consommateurs crée aussi un retour précieux sur la qualité de la production.
Mais il implique aussi des défis réels : l’agriculteur doit apprendre de nouveaux métiers (vente, marketing, transformation), souvent investir dans de nouvelles infrastructures, et gérer seul une partie de la commercialisation.[2]
Les formes de circuit court qui existent
Il en existe bien plus qu’on ne croit. En vente directe : magasin à la ferme, cueillette, marchés de producteurs, distributeurs automatiques, livraison à domicile. En vente avec un intermédiaire : magasin bio, coopérative, magasin de produits locaux, épicerie de proximité, restaurant ou collectivité approvisionnée directement.[2] Chaque canal a ses propres avantages et contraintes.
Ce que vous pouvez faire concrètement
Le vrai impact économique, environnemental, social vient de la combinaison des deux critères : un produit cultivé près de chez vous, vendu avec peu d’intermédiaires. C’est ça, le duo gagnant. Et c’est la question qu’il faut apprendre à poser.
✓ Privilégier les produits en circuit court en vérifiant aussi leur origine géographique. Les 2 critères ensemble font la différence.[1]
✓ Éviter les produits transportés par avion, et préférer ceux acheminés par des moyens moins polluants lorsque l’origine lointaine est inévitable.[1]
✓ Dans les lieux de distribution, privilégier les produits issus de productions locales identifiés avec clarté.[1]
✓ Poser la question : « D’où vient ce produit exactement ? » Un vrai producteur en circuit court la reçoit avec plaisir.
✓ Demander : « Combien d’intermédiaires entre vous et le champ ? » La transparence de la réponse est déjà une information.
Sources
[1] Etiquettable / Eco2initiative — Local & circuit court : kézako ? etiquettable.eco2initiative.com
Source citée s’appuie sur : Réseau Action Climat France, « Un coup de fourchette pour le climat », 2017.
[2] Biowallonie — Qu’est-ce qu’un circuit court ? biowallonie.com
Définition de référence : Région Wallonne DG03. Typologie des modes de commercialisation : Léonard V., Observatoire de la consommation alimentaire, ULg-Gembloux ABT.
[3] Apaq-W (Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité) — Étude de marché : Produits locaux & Circuits courts, juillet 2023. Réalisée avec Listen S.A. sur un panel représentatif de 1 500 Belges francophones (marge d’erreur ± 2,53 %). apaqw.be — télécharger le rapport (PDF)
Note éditoriale
Cet article a été rédigé à partir des sources listées ci-dessus. Les connaissances générales sur les définitions réglementaires notamment la règle du maximum un intermédiaire s’appuient sur la définition officielle de la Région Wallonne (DG03), telle que citée et détaillée dans les sources [2] et [3]. Aucun contenu n’a été reproduit textuellement depuis ces sources : les données et concepts ont été reformulés et mis en contexte par notre équipe.
- Published in Actualités, Agriculture, Économie locale, Produits locaux
[Inscriptions] Les Escales Womanly reprennent la route
Les Escales Womanly poursuivent leur chemin à travers le Brabant wallon pour aller à la rencontre de femmes entrepreneures passionnées, créatives et résilientes. Ces rendez-vous sont pensés comme des parenthèses inspirantes où chacune peut trouver de nouvelles idées, créer des liens et s’élever aux côtés d’autres parcours authentiques.
L’objectif ? Offrir un espace de rencontre pour les femmes entrepreneures de l’Est du Brabant wallon – et bien au-delà – afin de se découvrir, se soutenir, se célébrer et créer ensemble.
Ces soirées sont l’occasion de découvrir des histoires inspirantes, de partager des échanges bienveillants et de réfléchir ensemble aux compétences clés pour avancer dans l’entrepreneuriat. Elles se clôturent par un dîner convivial, préparé avec soin par une traiteureuse locale afin de prolonger les discussions dans une ambiance chaleureuse.
Chacune de ces soirées inspirantes se déroulera de la sorte avec au programme :
- 18h30 : Accueil
- 19h : Deux témoignages de femmes inspirantes de notre région, partages d’expériences et d’expertises.
- 19h45 : S’en suivra un moment networking d’échanges authentiques et bienveillants autour d’un verre – Pour celles qui souhaitent amener de quoi grignoter en mode auberge espagnole, soyez les bienvenues.
- 21h : Fin des festivités
Une inscription de 15€ htva vous sera demandée.
📍 Prochain arrêt : Jodoigne
Deux femmes aux parcours singuliers prendront la parole :
1) Mélody Lecocq (alias Melow Coach), coach sportive et Personal Trainer, qui accompagne ses clients bien au-delà du mouvement en alliant activité physique, santé et libération émotionnelle.
2) Ben Lahaye, fondatrice des Ateliers Bibenbou, potière et profileuse alimentaire, qui marie ses deux métiers dans une approche originale de « contenant-contenu », au service du mieux-être et de la créativité.
🚀 Et l’aventure continue !
Voici les dates à bloquer à l’agenda :
- Mardi 10 février avec Bénédicte Payen (Les Ateliers Bibenbou) et Mélodie Lecoq (Melow Coach) à Jodoigne
- Jeudi 23 avril avec Clarisse Serena Uwingabiye (Back to Zen) et Sandrine Sauvage (La main dans le vrac) à Hélécine
- Mardi 30 juin avec Frédérique Hupin (Journaliste & Experte en transition agricole ) et Françoise Schepers (Agricultrice – Ferme de la Dîme ) à Orp-Jauche
- Mardi 13 octobre avec Méggan Verschoore (Pep’s Studio SRL – Fouettmagic) et Déborah Depauw (Directrice Cluster CAP Construction ) – (lieu encore à co
✍️ Infos et inscriptions : https://womanly.be/evenements/
Parce que nous ne sommes pas seules dans notre parcours entrepreneurial… et que la puissance d’une communauté peut tout changer !
- Published in Actualités, Économie locale
E-facturation obligatoire au 1er janvier 2026 : l’essentiel à retenir
Pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion de participer à l’une des formations consacrées à l’e-facturation, voici quelques informations générales afin d’y voir plus clair et d’anticiper sereinement cette obligation qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026.
Qui est concerné par cette obligation ?
À partir de cette date, les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure d’émettre et de recevoir des factures électroniques structurées dans le cadre de leurs relations B2B. L’objectif est de simplifier les échanges, de renforcer la traçabilité et de lutter contre la fraude.
L’e-facturation, ce n’est pas un simple PDF
Il est important de le préciser : un PDF envoyé par e-mail n’est pas une facture électronique au sens légal.
Une e-facture est un document structuré, lisible automatiquement par les systèmes informatiques, et transmis via un réseau sécurisé.
Peppol, en quelques mots
Le réseau Peppol est la plateforme utilisée à l’échelle européenne pour l’échange de factures électroniques.
Il permet aux entreprises, via des outils compatibles, d’envoyer et de recevoir des factures de manière sécurisée, standardisée et automatisée, quel que soit le logiciel utilisé par l’autre partie.
Mettre en place un plan d’action
Pour passer concrètement à l’e-facturation, il est conseillé de procéder par étapes :
- Analyse des besoins :
- Quel outil vous faut‑il ? Vous avez besoin d’un logiciel qui crée vos factures ou juste qui les envoie ? Quels sont vos volumes et vos processus actuels ?
- Choix de l’outil :
- Testez plusieurs solutions pour trouver celle qui vous correspond, compatible avec vos systèmes et votre comptabilité.
- Mise en place et test :
- Installez l’outil progressivement et faites quelques essais.
- Formation :
- Prenez le temps de montrer le fonctionnement à votre personnel (si besoin) et de se familiariser avec le logiciel.
👉 Bon à savoir : vous n’êtes pas “marié” à un outil.
Justement, prendre le temps d’en tester plusieurs est une excellente approche pour trouver celui qui correspond le mieux à votre fonctionnement et à vos contraintes.
Des mesures fiscales de soutien ont été mises en place:
- Déduction pour investissement numérique portée à 20 %
- Pour 2024‑2027, les petites PME et indépendants utilisant un abonnement logiciel de facturation peuvent bénéficier d’une déduction majorée de 120 % sur le surcoût lié à l’e-facturation à condition de le mentionner séparément sur la facture.
Quelques exemples d’outils gratuits (pour les fonctions de base) :
- Doccle (réception de vos factures)
- Odoo (1er module)
- Accountable
Il existe également de nombreux autres outils comme Billit, Falco, Peppol Box, etc. L’important est de tester et de choisir celui qui correspond le mieux à vos besoins et à votre façon de travailler.
En cas de non-respect de l’e-facturation, des amendes sont prévues et les entreprises s’exposent à des contrôles et audits plus fréquents.
Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, toutes les informations sur l’e-facturation sont disponibles en replay via les vidéos de l’UCM. N’hésitez pas à y jeter un œil, elles regorgent de conseils pratiques : https://ucm.be/actualites/la-facturation-electronique-kesako
- Published in Actualités, Économie locale
Plaisirs de Hesbaye 2025 : Je m’emballe pour le local !
Un marché de fin d’année placé sous le signe de la convivialité et du savoir-faire local
Le GAL Culturalité, en collaboration avec la Commune de Ramillies, a le plaisir d’annoncer le grand retour de son marché de fin d’année pour une 2ᵉ édition qui promet authenticité, rencontres et découvertes locales !
🛍️ Un marché 100 % local et inspirant
Le marché « Plaisirs de Hesbaye » rassemblera de nombreux artisans et commerçants issus des 7 communes du Brabant wallon Est. Une belle opportunité de découvrir (ou redécouvrir) la richesse des talents de notre territoire !
Au menu :
- Créations artisanales
- Produits gourmands
- Décoration & objets du quotidien
- Mode & bien-être
Autant d’idées cadeaux originales à offrir ou à s’offrir pour terminer l’année avec sens et style.
🍽️ Ambiance festive & moments partagés
Au-delà des stands, l’événement proposera :
- Un marché artisanal
- Des foodtrucks locaux et savoureux et un bar convivial
- Une exposition d’artistes
- Des concerts live pour rythmer la journée
- Un espace dédié aux enfants pour s’amuser en toute sécurité
- Et plein de surprises à découvrir sur place !
❤️ Un événement pour consommer autrement
En participant à Plaisirs de Hesbaye, vous soutenez les producteurs et créateurs locaux tout en profitant d’un moment chaleureux, festif et ancré dans les valeurs de proximité et de durabilité.
🚲 Venez en mobilité alternative … et repartez avec une surprise !
Dans une volonté de proposer un événement à la fois festif et respectueux de l’environnement, les visiteurs sont invités à privilégier les modes de déplacement alternatif : à pied, à vélo, en transports en commun ou en covoiturage.
C’est aussi l’occasion de (re)découvrir le RAVeL qui passe juste derrière le bâtiment de la gare de Ramillies. Un itinéraire agréable et sécurisé qui vous mènera directement sur le lieu de l’événement.
Un accueil particulier sera réservé aux personnes arrivant autrement qu’avec une voiture individuelle : une surprise les attendra à l’entrée pour les remerciement de leur démarche responsable.
Toutes les informations utiles se trouvent dans le document ci-dessous.
Un petit coup d’œil suffit pour découvrir qu’il est finalement très simple de venir autrement, tout en profitant du trajet !
Contribuons ensemble à faire de cette édition un rendez-vous local, convivial… et durable.
Pensez aussi à consulter le plan d’accès pour faciliter votre venue :

Alors, prêt·e à t’emballer pour le local ?
Evènement Facebook : https://fb.me/e/5pvGd1X7I
📅 Rendez-vous les samedi 8 et dimanche 9 novembre 2025
🕚 de 11h à 18h
📍 À la Gare de Ramillies (Place de la Gare, 1367 Ramillies, Belgique)
- Published in Actualités, Économie locale, Non classé
[Inscriptions] Les Escales Womanly reprennent la route
Les Escales Womanly poursuivent leur chemin à travers le Brabant wallon pour aller à la rencontre de femmes entrepreneures passionnées, créatives et résilientes. Ces rendez-vous sont pensés comme des parenthèses inspirantes où chacune peut trouver de nouvelles idées, créer des liens et s’élever aux côtés d’autres parcours authentiques.
📍 Prochain arrêt : Jodoigne
Deux femmes aux parcours singuliers prendront la parole :
1) Mélody Lecocq (alias Melow Coach), coach sportive et Personal Trainer, qui accompagne ses clients bien au-delà du mouvement en alliant activité physique, santé et libération émotionnelle.
2) Ben Lahaye, fondatrice des Ateliers Bibenbou, potière et profileuse alimentaire, qui marie ses deux métiers dans une approche originale de « contenant-contenu », au service du mieux-être et de la créativité.
Ces soirées sont l’occasion de découvrir des histoires inspirantes, de partager des échanges bienveillants et de réfléchir ensemble aux compétences clés pour avancer dans l’entrepreneuriat. Elles se clôturent par un dîner convivial, préparé avec soin par une traiteureuse locale afin de prolonger les discussions dans une ambiance chaleureuse.
🚀 Prochaine étape : Jodoigne – jeudi 25 septembre, de 18h30 à 22h au Stampia.
Un moment pour faire le plein d’énergie, nourrir son projet et renforcer la force du collectif.
✍️ Infos et inscriptions : https://womanly.be/evenements/
Ces Escales sont organisées en partenariat avec le GAL Culturalité et bénéficient du soutien des Baladins du Miroir.
Et l’aventure continue !
Les premières escales ont donné le ton : authenticité, inspiration et énergie collective. La suite de la programmation est déjà en préparation et sera dévoilée prochainement.
L’objectif ? Offrir un espace de rencontre pour les femmes entrepreneures de l’Est du Brabant wallon – et bien au-delà – afin de se découvrir, se soutenir, se célébrer et créer ensemble.
Parce que nous ne sommes pas seules dans notre parcours entrepreneurial… et que la puissance d’une communauté peut tout changer !
👉 Reste connectée, les infos arrivent bientôt !
- Published in Actualités, Économie locale, Non classé














